Psychologie

L’art d’être grand-parent de nos jours…

Votre fille chérie est devenue mère, votre fils adoré est maintenant papa. Et vous-même êtes devenu grand-parent ! Au-delà de la joie et la fierté, un nouveau statut à accepter. À l’instar de Victor Hugo qui évoque ses émotions de patriarche, tentons de comprendre ce qui nous arrive.

Des grands-parents nouvelle génération

Devenir grand-parent est un pur bonheur mais aussi un exercice difficile.  Les parents deviennent grands-parents. Mais encore jeunes dans la tête et jeunes tout court, se faire appeler papy ou mamie, c’est parfois un peu dur ! Souvent encore actifs, sportifs, débordés, les grands-parents d’aujourd’hui sont loin de l’image traditionnelle de la mamie gâteau et du papy grognon. Et cela commence par le nom. Comment se faire appeler par notre descendance ? Andréa, tout juste un an, appelle sa grand-mère de 49 ans, Nana. Facile à dire, agréable et évocateur de jeunesse. Lucie et Maëlle ont nommé la maman de leur maman, Mina. Doux et léger également. Par contre, allez savoir pourquoi les grands-pères convoquent moins d’originalité et le traditionnel Papy ajouté au prénom est encore souvent de rigueur ! A vous de trouver le vôtre selon vos envies.

 

Le rôle des grands-parents

Nous savons donc que les multiples activités des grands-parents actuels modifient quelque peu les rapports entre les générations. Voyages, activités créatrices, bricolage, cuisine, sorties culturelles et sportives… tout est prétexte à vivre intensément ces moments de partage. Cependant, quelque part, les relations ne changent pas : il s’agit toujours de transmettre l’histoire familiale. Montrer les photos des parents quand ils étaient petits, raconter le quotidien durant l’époque incroyable où il n’y avait pas d’ordinateur et Internet mais aussi encaisser stoïquement les questions du genre : « il y avait la télé quand tu étais petit(e) ? »…

 

Un statut parfois difficile à accepter

La nouvelle génération de grands-parents hyper actifs a parfois du mal à se projeter dans ce nouveau rôle. Même encore très jeunes, nous pouvons ressentir une poussée inexorable vers la vieillesse. La société actuelle souligne le dynamisme de la soixantaine, vitalité encouragée par le fait que la 4ème génération, celle des arrière-grands-parents, est souvent bien présente. Les grands-parents ont parfois encore leurs parents… Il est peut-être difficile de devenir grand-parent quand on est soi-même encore l’enfant de quelqu’un mais vous ne trouvez pas qu’il est néanmoins savoureux de préserver du temps pour chacun : parents, petits-enfants ? Apprécions donc ces moments présents.

Victor Hugo nous en parle si bien… Je ne peux résister au plaisir de partager ces quelques vers avec vous. Pour nous ravir les oreilles et gonfler encore plus notre cœur d’amour. Les années, les siècles défilent mais le sentiment semble toujours identique :

Ah ! Les fils de nos fils nous enchantent,
Ce sont de jeunes voix matinales qui chantent. (…)
(…) Leur regard radieux dissipe les effrois
Ils ramènent notre âme aux premières années
Ils font rouvrir en nous toutes nos fleurs fanées
Nous nous retrouvons doux, naïfs, heureux de rien
Le cœur serein s’emplit d’un vague aérien
En les voyant on croit se voir soi-même éclore
Oui, devenir aïeul, c’est rentrer dans l’aurore.

Pour poursuivre, vous pouvez vous emparer de ces livres :
. « Les nouveaux grands-parents », de Nathalie Le Breton et Marine Vernin. Aux éditions La Martinière, 2012 à 10 € sur Amazon.
. « Devenir grands-parents pour les nuls », de Gérard Strouk. Aux éditions Nuls en poche, 2013 à 12,50 € sur Amazon.
. « L’art d’être grand-père », de Victor Hugo. Aux éditions Gallimard Poésie, 2002, à 7,10 € sur Amazon.

Auteur : Marie-Pierre Darfeuille-Mouzac.

 

Sources image : grand-père et son petit fils – Huffingtonpost.

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