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Avez-vous déjà lu un Goncourt ? Bientôt… oui !!!

Le prestigieux prix Goncourt attribué depuis 1903 par l’Académie Goncourt, récompense un(e) auteur(e) de langue française. Chaque année, début novembre, l’atmosphère est fébrile dans le restaurant Drouant à Paris, lieu d’attribution du prix. Mais me direz-vous, on reproche souvent au Goncourt une approche un peu trop académique et parfois ardue, non ? Allez, voici 3 titres pour changer d’avis.

Goncourt 2004 : Le soleil des Scorta

Récompensé par d’autres prix, accueilli très favorablement par le public dès sa sortie en librairie, Le soleil des Scorta est le contre-exemple du prix littéraire ennuyeux.

Ce roman court sur plusieurs générations, de 1870 à nos jours. La famille des Scorta est née d’un viol dans les Pouilles, région du Sud-Est de l’Italie. Les Scorta vivent chichement, se transmettant de génération en génération leur vraie richesse : la fierté d’être un Scorta. Un roman mystérieux et lumineux à la fois, au fort pouvoir d’évocation. Les descriptions de cette région d’Italie écrasée par la chaleur sont époustouflantes.

« La chaleur du soleil semblait fendre la terre. Pas un souffle de vent ne faisait frémir les oliviers. Tout était immobile. Le parfum des collines s’était évanoui. La pierre gémissait de chaleur ». C’est beau, non ?

Résumé complet et lecture de la première page par Olivier Barrot.

Informations pratiques :
« Le soleil des Scorta », de Laurent Gaudé.
Disponible à 6,10€ sur Amazon en un clic

Goncourt 1984 : L’amant

LE livre de Marguerite Duras. Largement autobiographique. Une partie de son enfance et de son adolescence en Indochine. La rencontre avec un jeune homme chinois, l’amant, avec qui elle va découvrir l’amour physique. Elle a 15 ans et demi. Période étrange basée sur la honte, la peur, l’amour. Relations difficiles avec sa famille. Enfermement scolaire d’une jeune européenne dans une communauté asiatique. L’Amant raconte tout cela. Avec un grand art.

Pas d’ennui, promis.

« Très vite dans ma vie il a été trop tard. A dix-huit ans il était déjà trop tard. […] A dix-huit ans, j’ai vieilli. Je ne sais pas si c’est tout le monde je n’ai jamais demandé. »

Vous pouvez aussi vous laisser tenter par le film de Jean-Jacques Annaud, sorti en 1992.

Informations pratiques :
« L’amant », de Marguerite Duras.
Aux Editions de Minuit, 1984. 12 €. Vous pouvez vous le procurer sur Amazon ici

Goncourt 1948 : Les Grandes Familles

Maurice Druon, académicien. Ecrivain talentueux, auteur des Rois Maudits, de Tistou les Pouces Verts

Et Les Grandes Familles ? Premier tome d’une trilogie, d’une saga familiale à la Balzac mais tellement d’actualité « pour comprendre le pouvoir de l’argent ». L’argent qui achète tout, qui corrompt, qui asservit, qui avilit…

« La Grande Guerre était terminée depuis deux ans. Paris avait resurgi, éblouissant, au milieu de la Terre. […] jamais l’argent, le luxe, l’œuvre d’art, le livre, le mets rare, le vin, la parole, l’ornement, la chimère ne s’étaient répandus à telle profusion. »

Prix Goncourt qui a également inspiré le scénariste Denys de la Patellière avec un film sorti en 1958, avec notamment Jean Gabin et Pierre Brasseur.

Informations pratiques :
« Les Grandes Familles », de Maurice Druon.
Livre de Poche, 1990 à 7,10 € chez Amazon.

Auteur : Marie-Pierre Darfeuille-Mouzac.

Sources images : Le soleil des Scorta – L’envolée Culturelle, Laurent Gaudé – Culture box France info, L’amant – Les Lectures de Cachou, Marguerite Duras – Philitt, Les grandes familles – Amazon, Maurice Druon – BabelioGoncourt – Arte

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